Tendances des pratiques de paiement B2B - Suisse 2026
Les entreprises interrogées en Suisse subissent des pressions croissantes tout au long de la chaîne des paiements à mesure que les incertitudes économiques et commerciales s’intensifient. Les retards de règlement généralisés ralentissent les encaissements et pèsent sur la trésorerie. Le niveau significatif des pertes sur créances et les signes croissants de fragilité financière parmi les acheteurs B2B témoignent d’un environnement où la discipline de paiement est de plus en plus mise à l’épreuve.
Les fournisseurs suisses adaptent leur stratégie de gestion du risque client et renforcent leur résilience financière. La protection de la trésorerie repose principalement sur des dispositifs internes de contrôle du crédit et sur la demande de paiements anticipés. Comparée à l’Europe occidentale, l’utilisation plus limitée de solutions externes de transfert du risque, notamment l’assurance-crédit, laisse une part plus importante du risque de non-paiement à la charge des fournisseurs suisses.
Les entreprises suisses, comme leurs homologues d’Europe occidentale, n’anticipent que peu d’évolution des comportements de paiement B2B et des tendances en matière de défaillances d’entreprises à court terme. Les entreprises suisses considèrent en particulier que les niveaux actuellement élevés de défaillances constituent une caractéristique durable de leur environnement économique plutôt qu’un phénomène temporaire. Dans l’ensemble, les entreprises s’attendent à des marges sous pression et à un contexte d’activité difficile, marqué par une demande modérée, des coûts durablement élevés et des incertitudes persistantes concernant le commerce mondial.
Les entreprises suisses accordent une attention particulière au ralentissement économique en raison de leur forte dépendance à la demande extérieure, tandis que celles d’Europe occidentale sont davantage affectées par la hausse des coûts et la volatilité de l’inflation. Malgré des facteurs de risque différents, les entreprises des deux côtés anticipent des tensions persistantes sur leur besoin en fonds de roulement, renforçant la nécessité d’un contrôle plus rigoureux du risque client, d’un suivi accru des risques et de mesures de protection plus strictes tout au long de la chaîne des paiements.

